JMA (17’03) : Quand tu conçois en fait ce genre de test, le dialogue avec la personne testée, et puis surtout – comme tu disais – se conformer à ce qu’il prétend être capable de faire, tester vraiment la prétention telle que lui la présente, est extrêmement importante.
FMM : Oui, et, paradoxalement, c’est ce que nous reprochent les gens du GEIMI, par exemple. Ils disent : « ben oui, vous vous conformez, quand vous voulez faire un test avec des cartes Zener, ou pas de cartes Zener, mais – comment ça s’appelle – un Ganzfeld, ou quelque chose comme ça, il faut... si la personne vous dit qu’elle a besoin d’être relaxée, d’être dans une pièce noire avec du Céline Dion dans les oreilles, ben vous vous le faîtes. Alors qu’on sait très bien que ça marche pas. On sait très bien que, ce qui marche, c’est d’avoir des demi-balles de ping-pong sur les yeux, avec une lumière rouge et un bruit blanc. » Ben, moi je trouve ça insupportable d’entendre un truc pareil.
Il y a quelqu’un qui vient, on sait a priori qu’on a peu de chances d’obtenir un résultat, mais qu’on pourrait être en face d’un phénomène qui est nouveau, au moins je pense que c’est la moindre des honnêtetés intellectuelles que de se conformer à l’avis de celui qui pense être un expert sur le sujet, puisqu’il prétend avoir des résultats, maximiser les chances d’avoir des résultats dans les conditions qui sont les siennes. Alors si, les conditions qui sont les siennes, c’est d’avoir des demi-balles de ping-pong, une lumière rouge et un bruit blanc, tant mieux. Si c’est pas le cas et qu’il faut faire autrement – avoir une lumière verte et puis écouter du Céline Dion – eh ben, l’IMI passerait à côté d’un...
Ils diraient : « Ben oui, mais vous avez pas lu la littérature. Donc... » Enfin, bref. Je trouve cela super-paradoxal de leur part de dire qu’il y a un état de l’art sur le sujet, et que, quand on regarde cet état de l’art, ben en fait on se demande à chaque fois « où sont les résultats ? ». Enfin, bref, je ne vais pas trop parler du GEIMI, parce que c’est vraiment tellement un sujet qui est vraiment tellement large que ça mériterait 5 balados à lui tout seul. Il y a eu de grosses polémiques qui se sont tenues sur le blog zetetique.info qu’on anime. Dans l’historique on peut voir les nombreux échanges avec les gars du GEIMI. Moi je trouve ça un peu affligeant, un peu regrettable, et je trouve que ça frise un peu l’arrogance en ce moment, parfois.JMA – Pour juste aller au-delà du GEIMI, je pense que c’est une différence assez fondamentale entre l’approche, la manière dont les sceptiques traitent les revendications paranormales, et la manière dont les parapsychologues testent. On se demande... Les parapsychologues essayent de trouver des effets statistiquement très faibles, tandis que les sceptiques, enfin la méthodologie qu’ils développent, est celle classique des tests comme le James Randi Million Dollar Challenge.
FMM – Ouais, mais c’est purement de la méthode scientifique. C’est-à-dire on teste les hypothèses pour lesquelles les gens viennent. Un des reproches, par exemple, typique des gens du GEIMI, c’est de dire « Mais vous vous intéressez pas à la bibliographie ». Ben, très bien, mais quand on regarde ce qu’il y a dans la bibliographie, on a envie de dire : « Mais où sont les résultats ? » Et quand on demande aux gens du GEIMI où sont les résultats, quelles sont les publis qui sont à lire, pour lesquelles, sans l’ombre d’un doute, il y a des résultats reproductibles, ben ils nous disent : « Y en a plein ». Et quand on leur demande lesquelles, ils nous disent « Ben y en a pas ». Enfin bref, c’est... je trouve on est vraiment dans la rhétorique à ce moment-là. Moi c’est ça qui me dérange. C’est quand on leur demande vraiment où sont les résultats concrets, ils nous donnent des publis. On regarde les publis, on les critique, on se rend compte qu’il n’y a rien dedans. Ils disent : « Eh oui, mais vous n’avez pas lu, il faut tout lire pour se faire une opinion ». Je pense que c’est vraiment... Et puis ce à quoi on en vient, c’est, à les entendre les effets sont avérés, et quand on y regarde de plus près, c’est un effet très ténu, très subtile, qui est difficile à mettre en oeuvre. Bon, moi j’attends toujours.
Et puis je pense qu’ils passent énormément de temps à critiquer des sceptiques, et je pense que plutôt que de critiquer des sceptiques, ils feraient mieux de ramer de leur côté juste pour arriver à produire des résultats. Le jour où ils produiront des résultats, en fait, je pense que les sceptiques seront convaincus tout seuls. Pour le coup, je pense qu’ils perdent vraiment leur temps à critiquer les sceptiques plutôt qu’à bosser de leur côté pour faire en sorte... Ils veulent ralentir les sceptiques plutôt que d’accélérer les parapsychologues, et je pense que c’est une erreur.JMA – Pour reprendre, je pense que c’est intéressant puisque c’est une des réactions que tu as par rapport à ce type de test, moi je suis tout à fait pour ce type de test, je trouve cela très important pédagogiquement.
FMM – Exactement, c’est la dimension... enfin, l’idée c’est de le faire aussi devant les caméras... c’est la dimension pédagogique de l’expérience.
1. Critiques du test du sourcier
Tout d’abord, il nous faut rappeler les principales critiques que nous avions faites du test du sourcier en question :
Pas de revue de littérature, alors que celle-ci fait partie intégrante du processus d’investigation scientifique.
Un nombre d’essais (N=30) trop petit.
Un critère statistique non-standard est utilisé sans être justifié.
Un résultat peu discuté.
Ces points se combinent : le faible nombre d’essais et le critère statistique anormalement élevé n’auraient pu mettre en évidence un effet faible et instable tel qu’il est rapporté dans la littérature. Ces aspects du protocole augmentent considérablement le risque d’erreur de type II.
2. Réponse de Florent Martin Michiellot à ces critiques
En fait, FMM ne répond qu’à une seule des critiques, la première qui porte sur l’absence de revue de la littérature.
Ils diraient : « Ben oui, mais vous avez pas lu la littérature. Donc... » Enfin, bref. Je trouve cela super-paradoxal de leur part de dire qu’il y a un état de l’art sur le sujet, et que, quand on regarde cet état de l’art, ben en fait on se demande à chaque fois « où sont les résultats ? ».
Nous avons succinctement indiqué aux membres de l’OZ plusieurs publications sur la radiesthésie (dowsing) dont une faisant une revue de la littérature expérimentale jusqu’en 1982 et d’autres à propos d’expérimentations plus récentes. Les résultats sont indiqués dans les publications, ce n’est pas plus compliqué que cela !
FMM surenchérit sur cette critique :
Un des reproches, par exemple, typique des gens du GEIMI, c’est de dire « Mais vous vous intéressez pas à la bibliographie ». Ben, très bien, mais quand on regarde ce qu’il y a dans la bibliographie, on a envie de dire : « Mais où sont les résultats ? » Et quand on demande aux gens du GEIMI où sont les résultats, quelles sont les publis qui sont à lire, pour lesquelles, sans l’ombre d’un doute, il y a des résultats reproductibles, ben ils nous disent : « Y en a plein ». Et quand on leur demande lesquelles, ils nous disent « Ben y en a pas ». Enfin bref, c’est... je trouve on est vraiment dans la rhétorique à ce moment-là.
Tout d’abord, il faut indiquer que le dialogue entre membres du GEIMI et de l’OZ proposé par FMM est purement imaginaire. FMM n’indique pas ses sources et, dans le site zetetique.info qu’il mentionne, nous ne trouvons pas trace d’un tel échange.
Les nombreux articles sur le site pseudo-scepticisme.com indiquent constamment leurs sources qui sont des travaux publiés dans des revues mainstream ou spécialisées. Il est très facile de consulter ces références. Pour des méta-analyses des résultats d’expérimentations parapsychologiques, on consultera principalement dans des revues mainstream de psychologie : Bem & Honorton, 1994 ; Bem, Palmer, & Broughton, 2001 ; Storm, Tressoldi, & Di Rosio, 2010 ; Schmidt, Schneider, Utts, & Walach, 2004 ; Bösch, Steinkamp, & Böller, 2006 ; Milton & Wiseman, 1999.
Toutefois, faire une revue de littérature ne se réduit pas à constater les résultats précédemment obtenus. Des résultats différents peuvent s’expliquer par des méthodes différentes, et connaître la littérature permet d’éviter certains biais ou certaines interprétations. La revue de littérature permet de mettre ses propres résultats en perspective et d’enrichir leur interprétation.
Néanmoins, FMM n’est pas satisfait par cette revue de littérature :
Moi c’est ça qui me dérange. C’est quand on leur demande vraiment où sont les résultats concrets, ils nous donnent des publis. On regarde les publis, on les critique, on se rend compte qu’il n’y a rien dedans. Ils disent : « Eh oui, mais vous n’avez pas lu, il faut tout lire pour se faire une opinion ». Je pense que c’est vraiment... Et puis ce à quoi on en vient, c’est, à les entendre les effets sont avérés, et quand on y regarde de plus près, c’est un effet très ténu, très subtile, qui est difficile à mettre en oeuvre. Bon, moi j’attends toujours.
Après avoir dit que les membres du GEIMI n’auraient pas tenu leurs promesses en indiquant des publications de qualité, FMM admet que des publications ont été indiquées. Mais ces publications, après une lecture critique, se seraient révélées creuses. Or :
les publications indiquées par les membres du GEIMI dans leurs articles n’ont pas encore fait l’objet de critiques que les membres de l’OZ auraient rendu publiques ;
les membres de l’OZ ont publié seulement deux analyses critiques d’articles parapsychologiques, mais ces articles n’ont pas été indiqués par les membres du GEIMI ;
Ces deux analyses ont été critiquées sur notre site (ici et ici) et, vu leurs limitations, elles ne permettent pas de soutenir l’idée que toutes les publications parapsychologiques exposant des résultats concrets sont vides.
FMM prétend que les membres du GEIMI se positionnent en disant que les effets psi sont avérés. Or, même si chaque expérimentation doit être étudiée au cas par cas, la position générale du GEIMI est exposée sur ce site ainsi :
« Nous pensons que ces phénomènes ont une réalité sociale (environ 50% de la population vit un jour une expérience paranormale) mais nous pensons que les travaux actuels ne permettent pas de trancher concernant la nature de ces expériences. »
Nous constatons également que les travaux actuels montrent des effets faibles et sensibles à de nombreuses variables, mais cela n’empêche pas que ceux-ci puissent être robustes avec des protocoles adaptés (impliquant notamment un grand nombre d’essais !).
3. La critique du test d’une revendication
FMM prétend que les parapsychologues ne prêtent pas assez attention aux revendications des personnes pensant produire des phénomènes paranormaux. Ils vont plutôt imposer les conditions, par exemple, d’un Ganzfeld, plutôt que d’essayer de maximiser les conditions favorables au sujet qui revendique une capacité. Cette affirmation est fausse et repose sur une méconnaissance de la parapsychologie.
a) Historiquement, les parapsychologues se sont concentrés sur le test des revendications de sujets doués en s’adaptant à leurs revendications (approche élitiste).
b) L’approche élitiste a montré certaines limites (par exemple, dans la généralisation des résultats et leur reproductibilité, cf. Varvoglis, 2006).
c) Une approche universaliste a été mise en place, impliquant le test de nombreux sujets ne revendiquant pas nécessairement de capacités spéciales. Cette approche est devenue majoritaire et a permis l’intégration de la parapsychologie dans les milieux scientifiques et académiques.
d) L’approche élitiste continue néanmoins à co-exister avec l’approche universaliste en parapsychologie (voir par exemple, Wiseman & Morris, 1995 ; O’Keeffe & Wiseman, 2005).
e) Le Ganzfeld repose sur des postulats théoriques (modèle de la réduction du rapport signal/bruit) qui sont basés sur le croisement de données en psychologie, en physiologie et en parapsychologie. C’est donc une approche universaliste qui impose ses conditions aux participants, mais elle se revendique expressément comme telle. On ne peut pas reprocher à un protocole standard de l’approche universaliste de n’être pas modulé selon une approche élitiste, surtout quand ce protocole continue à produire des effets statistiquement significatifs (Storm et al., 2010). [On peut aussi imaginer que de nombreux participants sont reconnaissants d’avoir du bruit blanc plutôt que Céline Dion dans le casque lors d’une session de Ganzfeld !]
f) La revue de la littérature sur les expérimentations parapsychologiques universalistes n’implique pas que les protocoles restent inadaptés aux revendications d’un sujet. La prise en compte de la littérature reste utile, notamment pour prédire les résultats et éviter des biais expérimentaux. Ainsi, on trouve dans la littérature parapsychologique, à côté d’études confirmatoires qui appliquent systématiquement le même protocole, des études exploratoires qui revisitent certaines conditions en s’adaptant à des situations précises.
Lors de l’interview, l’approche élitiste est présentée par FMM comme étant « purement de la méthode scientifique », et est davantage valorisée actuellement par les sceptiques que la méthode universaliste car elle intégrerait une dimension pédagogique. Rien ne montre que l’approche élitiste est préférable à l’approche universaliste, c’est même le contraire qui est actuellement acceptée, par exemple dans le milieu de la psychologie académique (O’Keeffe & Wiseman, 2005). La supposée dimension pédagogique de l’approche élitiste n’est pas flagrante puisque, telle que présentée par l’OZ dans ses expérimentations, diffusées ou pas dans les médias, on y apprend plutôt ce qu’il ne faut pas faire ! Pas de revue de littérature, trop peu d’essais, des précautions variables (par exemple, au niveau de l’aléatoirisation), des critères statistiques non-standards, et des conclusions non pondérées... La dimension pédagogique qui s’en dégage ne réside donc pas dans la compréhension de ce qu’est la méthode scientifique et comment elle peut aider à explorer l’inconnu, mais dans la transmission massive d’un préjugé idéologique non démenti sur l’inefficacité des capacités paranormales, qu’on peut considérer au mieux comme un appel à la prudence. Cette approche à visée médiatique a davantage une dimension propagandiste que pédagogique.
L’approche élitiste a longtemps été utilisée par les parapsychologues pour aborder des phénomènes qui ne semblaient pas entrer dans des catégories connues, ou dont les conditions de production n’étaient pas toutes connues. Au fur et à mesure que l’étau s’est resserré, les parapsychologues ont construit un savoir (incomplet) sur les conditions favorables et défavorables aux effets psi (voir par exemple Varvoglis, 2006).
A l’inverse, les membres de l’OZ persistent à tenir pour experte la première personne se manifestant à eux avec la revendication d’une capacité paranormale. Toutes les revendications sont donc accueillies, sans discrimination, comme si aucun savoir n’était possible sur ces capacités paranormales, faisant fi avec dédain de plus d’un siècle de parapsychologie. Ce positionnement de l’OZ a déjà été critiqué dans un de nos articles datant du 10 octobre 2007 où nous disions, entre autres :
« L’OZ affirme que les sujets testés sont eux-mêmes des experts de leur pratique. Ce sont donc ces derniers qui sont censés la connaître le mieux, ce sont eux qui connaissent les paramètres nécessaires à son étude. Or, la littérature scientifique sur la question démontre clairement le décalage entre croyance et expérience paranormale. La connaissance du seul sujet n’est pas une base suffisante pour monter un protocole scientifique, même si son discours doit être pris en compte. Là encore, elle doit être associée à une connaissance de la littérature scientifique. »
L’OZ n’a toujours pas évolué dans son discours qui, dans sa prétention à revenir aux fondamentaux de la recherche scientifique, s’isole de la communauté scientifique.
4. La confusion qualitatif/quantitatif
L’approche élitiste se justifie pleinement avec des sujets vraiment exceptionnels, comme cette femme qui voit apparaître sur sa peau des lamelles de cuivre (Braude, 2007). Le phénomène présenté requiert une investigation qualitative approfondie car la possibilité de le voir se reproduire chez d’autres sujets est très faible, dans l’état actuel des connaissances, ce qui n’empêche pas d’attester sa présence et d’essayer d’en percer les ressorts.
Avec la revendication d’un radiesthésiste, est-on vraiment dans la même situation ? Comme le rappelle FMM au cours de l’interview, cette revendication est présente depuis très longtemps, et a fait l’objet de nombreuses expérimentations (qui, selon FMM, auraient toujours abouti à des résultats négatifs, ce qui est statistiquement très improbable, et en réalité faux). On a donc un phénomène que l’on sait tester : on évalue la capacité du radiesthésiste à deviner la présence d’eau plus souvent que le hasard ne le prévoit. Ce test est :
a) quantitatif (résultat sous forme statistique) ;
b) applicable à un grand nombre de sujets (qui revendiquent ou pas une capacité de radiesthésie) ;
c) applicable pour un grand nombre d’essais.
En somme, le test de la radiesthésie dans ces conditions correspond à une approche universaliste (avec des sujets doués ou non), où on teste un phénomène général et non pas un sujet exceptionnel.
Or, l’OZ utilise ce test de la radiesthésie comme le test d’un radiesthésiste, détournant une approche universaliste en approche élitiste. Le prétexte est donné par le fait qu’on aménage quelques aspects secondaires du protocole en fonction des revendications du sujet (par exemple, le type de baguette, d’eau, de terrain). Ces conditions secondaires varient d’un sujet à l’autre pour le même type de revendication, il est donc difficile d’y voir une expertise du premier ordre plutôt qu’un confort personnel.
Le bât blesse très vite : trop peu d’essais, qui ne sont pas replacés dans le contexte des essais réalisés dans les précédentes expérimentations, et avec des conclusions isolées de tout. Le résultat quantitatif est mué en affirmation anecdotique mais cinglante. On renvoie au sujet que 30 essais suffisent à invalider sa capacité aux yeux de la science (alors qu’on bouscule surtout sa croyance « mes baguettes ne me mentent jamais »), et on présente au grand public une forme d’invalidation d’un possible phénomène en faisant l’impasse sur la véritable approche scientifique de la question (à titre de comparaison, Betz (1995) a réalisé 900 essais avec plusieurs sujets doués en employant un protocole similaire à celui de l’OZ).
Références
Bem, D. J., & Honorton, C. (1994), Does psi exist ? Replicable evidence of an anomalous process of information transfer. Psychological Bulletin, 115, 4-18.
Bem, D.J., Palmer, J., & Broughton, R.S. (2001). Updating the Ganzfeld database : A victim of its own success ? Journal of Parapsychology, 65, 207-218.
Betz, H.-S. (1995). Unconventional Water Detection : Field Test of the Dowsing Technique in Dry Zones : Part 2. Journal of Scientific Exploration, 9(2), 159-189.
Bösch, H., Steinkamp, F., & Böller, E. (2006). Examining psychokinesis : The interaction of human intention with random number generators : A meta-analysis. Psychological Bulletin, 132(4), pp. 497-523.
Braude, S. (2007). The Gold Leaf Lady and Other Parapsychological Investigations. Chicago : University of Chicago Press.
Milton, J., & Wiseman, R. (1999). Does Psi Exist ? Lack of Replication of an Anomalous Process of Information Transfer. Psychological Bulletin, 125(4) : 387-391.
O’Keeffe, C., & Wiseman, R. (2005). Testing allegued mediumship : Methods and results. British Journal of Psychology, 96, 165-179.
Schmidt, S., Schneider, R., Utts, J. M. & Walach, H. (2004). Distant Intentionality and the Feeling of Being Stared At - Two Meta-Analyses. British Journal of Psychology, 95, 235-247.
Storm, L., Tressoldi, P.E., & Di Risio, L. (2010). Meta-Analysis of Free-Response Studies, 1992–2008 : Assessing the Noise Reduction Model in Parapsychology. Psychological Bulletin, 136(4), 471-485.
Varvoglis, M.P. (2006). Etre et connaître : la parapsychologie comme transformateur épistémologique. In S. Mancini (dir.), La fabrication du psychisme (pp.189-206). Paris : La Découverte.
Wiseman, R. & Morris, R. L. (1995). Guidelines for Testing Psychic Claimants. Hatfield, UK : University of Hertfordshire Press.